A. Du moustique aux aiguilles indolores

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La plupart des personnes sont effrayées à l’idée de se faire piquer par une aiguille, ils sont dit achmophobe ou bélonéphobe, à cause de la douleur qui est une réaction nerveuse « négative » qui prévient le cerveau lorsque que le corps est endommagé.L’intensité de la détection par les nerfs dépend donc de la taille et de la forme des aiguilles.

Cet insecte diptère est surtout nectarivore (se nourrit du nectar et du jus des fleurs), les femelles elles, ont besoin de repas de sang pour se reproduire. Hématophages, elles piquent donc les animaux (dont l’homme) afin de se nourrir en suçant leur sang. Pour cela, le moustique femelle est équipé de longues pièces buccales qui forment une sorte de trompe capable de percer la peau et de la traverser afin de chercher un vaisseau sanguin.

Mais que se passe-t-il réellement sous la peau une fois la trompe introduite ?

La Morphologie du moustique

LA TROMPE: La troTPEE.PNGmpe est composée de six mandibules, dont quatre servant à transpercer la peau. Elles fraient un chemin pour que les deux autres (les maxillaires) puissent aller plus loin sous la peau afin de chercher le sang. Ce sont ces deux canaux  nommés hypopharynx et labium, sont des tubes parallèles aux fonctions différentes. Le premier permet d’envoyer la salive dès lors que le tout pénètre la peau. Celle-ci contient des molécules qui évitent la constriction des vaisseaux sanguins, bloquent la coagulation et l’inflammation. Cela nous laisse des boutons. Le labium pompe le sang, la nourriture des moustiques femelles.
Quand un moustique pique un être humain, sous la peau, son proboscis se meut dans tous les sens à la recherche d’un vaisseau nourricier. Dans certains cas, la pression est tellement élevée que les vaisseaux sanguins explosent. Le moustique peut alors plonger directement dans la nappe de sang libérée.
Le long tube marron est en fait le proboscis , la trompe du moustique en quelque sorte , elle n’est pas rigide comme l’aiguille d’une seringue. Elle est au contraire mobile et souple ; ce qui lui permet de chercher le vaisseau sanguin dans lequel elle va s’insérer pour pomper le sang de sa victime.

LA PIQURE: La piqûre dure en fait bien plus longtemps que la petite brûlure ressentie à la fin. De plus, la trompe est très flexible: elle peut se tordre jusqu’à 90 degrés sans céder. Elle a alors davantage de facilité à aller en profondeur pour trouver la zone la plus irriguée.

LA SALIVE: Le moustique en transperçant la peau libère de la salive contenant des substances qui empêchent les vaisseaux sanguins de se contracter, le sang de coaguler et prévient également l’inflammation.

Lien d’une vidéo expliquant le mécanisme de la piqure : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/08/12/21113-piqure-moustique-filmee-sous-peau

La création de l’aiguille

En 2005 la société Nanopass33 réalise la première aiguille indolore, il a fallu 3 ans pour que la société fabrique une aiguille dont elle soit satisfaite.
L’équipe R&D de Terumo a repensé entièrement la méthode de conception traditionnelle, qui est de fabriquer une aiguille d’un diamètre constant à partir d’une seule plaque de métal enroulée, et a adopté une structure biconique pour ses aiguilles. Les diamètres interne et externe restent importants à la base de l’aiguille mais deviennent très graduellement plus fins à mesure que l’on s’approche de l’extrémité. Cette structure permet au liquide de s’écouler de façon fluide à l’intérieur de l’aiguille.

En plus de leur finesse, les aiguilles NANOPASS aident à atténuer la douleur grâce à la forme innovante de leur pointe. Les aiguilles d’injection ont en général une forme conique, symétrique axialement, et une extrémité pointue. C’est pour cela que lorsque l’aiguille est insérée dans la peau, toute la pression exercée par son extrémité se concentre sur un point et que l’on ressent la douleur. La pointe des aiguilles NANOPASS est quant à elle en forme de sabre japonais, non symétrique. La peau est coupée suivant une ligne et l’aiguille s’enfonce facilement sans exercer de pression sur les récepteurs de douleur autour de la zone.
C’est ainsi qu’a vu le jour le NANOPASS 33G en 2005, l’aiguille indolore pour injection d’insuline la plus fine au monde, suivi d’un modèle encore plus fin, le NANOPASS 34G en 2012. Ce dernier, de seulement 0,18 mm de diamètre externe, va contribuer à atténuer la douleur de nombreux diabétiques.

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Le diamètre des aiguilles a été réduit. La géométrie des biseaux a été améliorée elle aussi: la multiplication des angles et leurs orientations permettent de mieux pénétrer la peau. Les petits tubes en alliage sont désormais polis par ultrason ce qui permet d’éliminer les microbarbules invisibles qui empêchaient AVANT l’aiguille de s’enfoncer facilement dans l’épiderme et faisaient un peu mal. Ce glissement est encore facilité aujourd’hui par la lubrification des parois avec de la silicone. Les ingénieurs ont aussi travaillé sur le débit de l’injection de façon que le produit soit libéré régulièrement sans provoquer de sensation de brûlure.

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